Les opposants au Ct doivent enfin intégrer que nous sommes bel et bien dans une posture de conflit
social .Ce refus n’est pas un caprice de gosses de riche. Les corps intermédiaires comme les forces
vives de la nations et les représentants du peuple ou institutionnels ne doivent pas minimiser voir
ignorer nos revendications. C’est le pire des mépris a adresser à notre communauté. Au jour
d’aujourd’hui nous sommes menacés par les dangers de l’endormissement. "Tout peuple qui s’endort
en liberté, se réveillera en servitude" avertissait le philosophe Alain. Combien de motards
suffisamment serviles ont déjà passé ce CT ? Trop ! bcp trop !! L’indignation, même si elle n’est pas
un remède miracle, a fait ses preuves dans l’histoire. C’est l’indignation face aux inégalité de genre
qui a permis à des femmes de lutter pour leurs droits avec endurance et sagacité. C’est l’indignation
face à l’occupation nazie qui a poussé Stéphane Hessel à entrer en Résistance. C’est l’indignation
face à la vignette moto en 1980 qui a poussé les motards a s’organiser et créer la FFMC. Et c’est
l’indignation qui peut nous permettre de commencer à résister face à ce dictat du CT. L’indignation
ne mène pas toujours à l’action, elle n’est pas une solution en soi, elle est souvent le déclencheur de
la solution, l’étincelle qui ne donne pas toujours lieu à un grand feu de joie, mais qui parfois
démarre les révolutions.
Or aujourd’hui, cette indignation nous fait défaut, parce qu’elle est quasi immédiatement
disqualifié et renvoyée au rang de l’irrationnel, de l’émotionnel. L’indignation n’est pas
perçu comme une vertu, on l’associe plutôt à un sursaut d’étonnement naïf, à une
colère( tien tien !) vaine. Pourtant en son temps, Albert Einstein le soulignait déjà" le
monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui le regardent sans
rien faire."
Je ne prétends pas donner de solutions magiques à travers ces quelques lignes, et j’ai
parfaitement conscience que ce ne sont que quelques gouttes d’eau dans un océan
d’information(et de désinformation), mais à mes yeux, rien n’est pire que de
s’accommoder d’une réalité qui nous dérange. C’est aussi sur le terreau de l’indifférence
ou de la peur que l’atteinte à nos liberté fondamentales prospère, et ce alors que
beaucoup ne ménagent pas leurs forces pour donner corps et renforcer un peu plus dès
qu’ils le peuvent ce corsetage menant aux inégalité sociales les plus criantes.
Sans un sursaut collectif, leur victoire ne fait plus aucun doute. Le piège serait de se
penser individuellement à l’abris des conséquences de cette mesure un peu comme tous
ceux qui ont fait ce CT ou qu’ils l’ont admis. Ces mêmes gens qui comme le rappelait le
pasteur Niemöller, on n’est pas concerné par le péril insidieux qui avance masqué,
jusqu’à ce qu’il soit trop tard :
"Quand les nazi sont venu chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’était pas
communiste.
Quand ils ont enfermé les sociaux démocrates, je n’ai rien dit, je n’était pas social
démocrate.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dis, je n’étais pas
syndicaliste.
Quand ils sont venu me cherche, il ne restait plus personne pour protester."
N’en déplaise aux motards citoyens et aux bisounours bon teint
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